Dimanche 21 octobre 2007 7 21 /10 /Oct /2007 11:31
A lire cette semaine : l'article du sociologie Alain Quemin, à l'occasion de l'ouverture de la Fiac, sur la place de la France sur le marché de l'art contemporain.
Pas vraiment de scoop mais une matière pour un débat peut-être ?
La conclusion d'Alain Quemin ne dresse pas un portrait flatteur de la France au niveau artistique en général… ça fait même un peu peur !

Christophe

PS : impossible d'afficher le scan du texte dans le blog à une taille suffisante pour qu'il soit lisible… pas d'autre solution que d'acheter le magazine pour le lire !




Par Christophe
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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /Oct /2007 18:46
Ou "it's always the same, always the saaaaame"
(sur l'air des Stranglers : "always the sun")

Avec Thierry et Nelly nous profitons d'un peu de temps libre pour aller nous promener du côté de la rue Debelleyme.

Première visite à la Galerie T.Ropac :
Dessins de Tony Cragg - du 15 septembre au 13 octobre 2007

Le communiqué de presse est véritablement splendide : "ce n’est pas tant le physique en soi qui intéresse Tony Cragg, mais plutôt la myriade de choses que génère une forme donnée, les propriétés invisibles qu’il capte sur le papier avec son crayon. "
Mmh miam si on les en croie ça va être sublime, une expérience inoubliable !
Tony Cragg expose donc une série de dessins assez intrigants, peut-être tout simplement parceque je n'imaginais pas à quoi ses dessins pouvaient ressembler.
Ces dessins me font tout de même plus l'impression de travaux préparatoires, d'esquisses, d'idées jetées sur le papier pour une éventuelle utilisation future, que d'oeuvres destinées à être exposées…
Un artiste doit travailler, et dans cette masse de travail certaines choses sont destinées à être montrées, d'autres font simplement partie de la masse de travail que l'artiste produit quotidiennement avant de pouvoir aboutir ses projets, quels qu'ils soient… en l'occurrence c'est un peu le sentiment que j'ai en regardant les dessins de Tony Cragg, sculpteur que j'ai découvert l'année dernière et que j'apprécie énormément.
Je verrais plutôt ses dessins accompagner ses sculptures lors d'une grande exposition…
Alors quelle est l'utilité de l'exposition ? Montrer un aspect plus intime de la recherche de Tony Cragg ?
Peut-être…  mais alors vendre à ce prix ce type de dessins ressemble quand même à l'exploitation d'une marque, bref de sa signature…
Je suis un peu gêné, non pas par ce qui est montré, mais par l'exploitation qui en est faite  à vrai dire.



Toujours à la gallerie Ropac, on peut voir une exposition commune de :
- Matali Crasset et
Peter Halley, du 8 octobre au 17 novembre

Dans la salle principale, Peter Halley expose ses toiles "conçues spécifiquement pour s'insérer aux dessins muraux de Matali Crasset". Dans le project room, cette dernière a prévu une installation de quatre pièces autour desquelles Peter Halley a réalisé une composition murale.

Matali Crasset présente donc ses nouveaux objets, entouré par la décoration murale d'Halley.
J'avoue que j'ai trouvé beaucoup intéressant de feuilleter ses catalogues : ses propositions pour revisiter l'espace l'intérieur sont colorées, gaies, intrigantes et souvent fonctionnelles. Sur certaines pages j'ai eu un peu l'impression de feuilleter le catalogue IKEA mais l'impression n'était pas péjorative étant donné le domaine dans lequel elle exerce. J'aime vraiment son utilisation de couleurs franches, lumineuses, parfois acides, mais toujours gaies.
N'étant pas un spécialiste en design je pense que Thierry aura néanmoins un avis plus pertinent que le mien sur le sujet…
Quand à ses nouveaux objets, je ne sais pas trop quoi en penser, et je ne trouve pas que cela fonctionne de façon si évidente avec le travail de Halley tout autour. Le "cross-over"entre les 2 artistes ne me semble pas très abouti, plutôt comme si chacun d'eux était resté sur ses positions.

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Peter Halley expose son travail très flashy également dans la galerie. L'exécution est impeccable, les couleurs ultra-vives, les surfaces alternent finition lisse et en relief. L'artiste utilise beaucoup les couleurs primaires et complémentaires pour littéralement "taper dans l'oeil" du spectateur. Certaines oeuvres font même cligner des yeux. On retrouve ce gimmick (Buren dirait "outil visuel") de ses "barreaux de prison" déclinés dans toutes les proportions, toutes les composition possibles (mais en restant bien dans son style).
Bon et alors ?
C'est amusant, certes, mais j'y trouve un aveu d'impuissance : exécuter depuis plus de 2 décennies ce type de toiles me semble assez rébarbatif. Décliner indéfiniment ce principe n'a pas (ou plus) non plus grand-chose d'artistique. C'est un peu le problème que j'ai avec une bonne partie de la production contemporaine :
- l'impression de voir plus des objets de marchandises que des oeuvres d'art.
L'une peut être l'autre et vice-versa, mais quand même mon sentiment devant tant de répétitions est que l'aspect marchand a cannibalisé l'aspect artistique d'une bonne partie de la production.
On trouve très souvent dans les galeries ce phénomène : on voit une affiche qui présente une oeuvre, et lorsqu'on rentre dans l'exposition on ne voit que la répétition de cette même oeuvre, avec simplement des variation de format, de couleur etc.
C'est un vrai problème actuel, enfin c'est mon sentiment…

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Nous continuons notre ballade à la Galerie Chantal Crousel, qui présente Gabriel Orozco du 13 septembre au 20 octobre 2007.

Communiqué de presse : "Gabriel Orozco sculpte les gouttes de peinture à même l’envers de feuilles de papier pliées, imprimant son geste dans la figure, et transforme les points en surface."

Merveilleux donc ?
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Eh bien non… en tout cas ça dépend des goûts…
Antoine Perrot va décidément me trouver grognon aujourd'hui , mais je n'ai trouvé aucun, mais alors aucun intérêt à cette exposition. Je vais donc reprendre à mon compte une de ses expressions : "c'est très mauvais".
Je n'y aie trouvé que répétition, clichés mal recyclés, manque total d'inspiration. Un travail déjà vu 1000 fois, et terriblement ennuyeux. Nelly et Thierry ne semblent pas très emballés non plus…
Vivement la sortie !


Nous finissons notre promenade à la Galerie Karsten greve, qui présente James Brown ('Sculpture and painting' ) du 8 Septembre au 13 Octobre 2007.

Dans la première salle nous trouvons des toiles immenses, représentant toutes le même type de sujet : une sorte de paysage minéral, comme des blocs de pierre ou des gros galets posés sur des graviers. Sur certaines toiles un effet concentrique est donné par le travail du fond. C'est intéressant sur 2 ou 3 toiles, mais là encore, comme pour Peter Halley, on est dans un même système décliné :
-  sur des formats différents
- des techniques différentes
- des compositions un peu différentes…
… mais au fond c'est toujours la même chose.

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Avec Thierry et Nelly nous nous asseyons dans un coin de la galerie et nous interrogeons sur le sujet… qu'est-ce qui pousse, et qu'est-ce qui permet à tous ces artistes de se répéter autant ?
Il semble certes normal de voir un artiste explorer un domaine qui l'intéresse, avant de passer à autre chose (le fameux "je trouve, puis je cherche" de Picasso - quoiqu'il me semble avoir lu récemment qu'il n'aurait jamais prononcé ces mots…) mais refaire sans arrêt la même oeuvre en y apportant des déclinaisons mineures à chaque fois, nous semble au final une terrible contrainte, contradictoire avec le terme d'artiste.
Or le système actuel semble pousser toujours plus les artistes dans ce sens…
Drôle d'époque !

Christophe 
Par Christophe
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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 14:45

Exposition design contre design

 

Comme le cite Cyrille Putman dans A.D de septembre 2007 p 68, « les frontières qui se dessinent aujourd’hui entre l’art et le design sont pour le moins floues. »

 Preuve en est ; les foires internationales  d’art contemporain comme Art Basel, Frieze, Fiac, ont dédié des espaces au design. Les designers sont starifiés au même titre que les plasticiens, et le prix de leurs travaux ne cesse d’augmenter. Le 16 mai dernier, chez Christie’s à New York, pod of drawers, meuble de Marc Newson , s’est vendu à 780 000 € ( A.D sep 2007)

 L’exposition au Grand Palais offre un panel forcément réduit vu l’immense production d’objets. Ciblée sur la période début 20 ème à maintenant, l’exposition est « assez » représentative des différents mouvements et époques. ( notons que le design ne s’applique pas uniquement au mobilier et aux arts de la table, mais aussi au graphisme, à la brosse à chiotte, à l’automobile, aux sex toys etc … )

 La scénographie est très white cube, les œuvres présentées en vitrine ou sur stèles comme des sculptures, le sont-elles d’ailleurs ?

 Les commissaires ont choisi de montrer plusieures pièces créées par des plasticiens, tel des œuvres des Lalanne , d’une habituelle poésie, un siège de Duchamp et man Ray, un siège SM

d’Allen Jones, une chaise de Rancillac …

 Côté designers pur et dur, défile la crème de la cream (évidemment beaucoup d’oubliés)

 

Impossible de tous les citer donc juste un thumb up à l’Iceberg 2003 de Zaha Hadid. Exposition vivement conseillée à tous les publics, sauf les aveugles car interdiction de toucher.

Thierry

Par Thierry
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 19:26

"Estuaire 2007 : le paysage, l'art et le fleuve"
ou "de Jules Verne au high-tech"

1er juin au 1er septembre 2007



Composition pour eau, son et lumière conçue par Thomas Mac Intosh, en collaboration avec le compositeur Emmanuel Madan et Mikko Hynnimen, concepteur sonore (entre autres).

On rentre dans une très grande pièce, plongée dans l'obscurité… face à nous, visiteurs, un écran, énorme (peut-être 15 m de largeur sur 4 mètres de hauteur). Sur cet écran se dessine l'illustration d'une onde sonore, que l'on peut entendre au même moment. L'expérience visuelle et auditive est vraiment saisissante : en rentrant dans cette obscurité, puis en regardant l'écran accompagné de - ou plutôt illustrant cette "onde sonore" que l'on peut entendre - j'ai personnellement eu un léger vertige, comme si j'éprouvais une sensation de vitesse. Le visuel sur l'écran change de forme : la boucle de l'animation semble assez longue.
En poursuivant la visite, on contourne l'immense écran et on trouve 2 très larges bac d'environ 1 mètre de hauteur, 7 ou mètres de longueur, et peut-être 3 mètres de largeur (de mémoire). Une plaque de verre est posée à plat au sommet de chacun des bacs, à fleur d'eau. Le mouvement de l'eau à la surface semble être en adéquation, sinon la source de l'image projetée sur l'écran. L'installation globale est énorme, étrange, l'effet est optimum, cela fonctionne très bien. J'ai été très impressionné…
Je me demande quand même quel est le coût de l'installation. L'aspect technique/technologique est vraiment primordial.


Place royale : - Tatzu Nishi - "Hôtel de Nantes".

Tatzu Nishi aime s'emparer d'une grande sculpture classique pour l'intégrer à un espace clos. Enfin c'est dit sur la brochure et on va lui faire confiance… En l'occurrence, T.N. a fait construire une grande structure autour de la fontaine de la Place royale (1865), renfermant une chambre. Lorsqu'on pénètre dans la sctructure et donc dans la chambre, on est confronté à la proximité de la fontaine qui prend forcément beaucoup plus d'importance dans l'espace clos de cette chambre qu'au milieu de la place. Enfin c'est le but recherché… lorsqu'on est dans la chambre effectivement la sculpture de cette fontaine prend tout l'espace : le mobilier, bureau, lit etc. se retrouve poussé sur les bords de la chambre, assez marginalisé.
C'est là que le bât blesse à mon sens, car l'oeuvre reste très artificielle. Ce n'est pas vraiment une chambre, ce n'est plus vraiment une fontaine. L'intégration des 2 éléments n'est pas très réussie. C'est plutôt une curiosité, voire un gag, puisque la chambre se loue effectivement àla nuit (50 Euros de mémoire).
Pour le fun on peut donc passer une nuit sur la place Royale de Nantes, pour une somme finalement pas si énorme. Je ne vois pas personnellement comment dormir à cause du bruit de l'eau qui devient vite entêtant, mais bon… Autre chose : de l'extérieur l'installation est hideuse : tôles, et échafaudage, mais sans intérêt… alors, volonté iconoclaste ? Manque de temps ou de moyens ? Peut-être qu'un léger aménagement extérieur aurait été souhaitable (bâche décorée par exemple).


Quai des Antilles : - Daniel Buren & Patrick Bouchain : "Les anneaux"

Buren "frappe" à la pointe de l'ïle de nantes : il décline son "outil visuel" sous forme d'anneaux (18) disposés en ligne sur le quai. L'effet de tunnel obtenu lorsqu'on regarde dans les anneaux accentue la perspective naturelle de la Loire.
L'oeuvre prend son ampleur la nuit, puisque les anneaux noir et blanc le jour s'éclairent, un peu comme des néons colorés, dans une ambiance un peu "Dan Flavin". Sur ce très long quai beaucoup de pubs ont ouvert, apparemment destinés à une clientèle très bobo. La suite des anneaux décore et anime le quai, et fournit un bon contrepoint à cette enfilade de bars et de pubs.Cela semble faire partie d'un travail d'aménagement de revalorisation de cet endroit, constitué à l'origine d'ateliers et d'entrepôts.
Alors Buren est -il le seigneur des anneaux mouahaaha ?
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Quai des Antilles : Dominique Vignault/Isabelle Faure/Archilight créatifs : "Rosalie"

L'oeuvre est constitué de dizaines de rose des vents suspendues à des cordes. Des couleurs vives et variées, l'ensemble fournit une vibration sonore et visuelle, surtout quand le vent souffle. Les auteurs font partie des créateurs que la ville a souhaité soutenir et associer à l'exposition. Rigolo, mais je ne suis pas extrêmement emballé… j'ai visité sous des trombes d'eau : il faut bien dire que le contexte était pas idéal !
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Ile de Nantes : - Pierre Orefice & François Delarozière : "la galerie des machines“

François Delarozière dirige la fabrication des machines de spectacle de la compagnie Royal de Luxe. Pierre Orefice est le Directeur Artistique de l'assocation Manaus qui crée et produit depuis 1999 des spectacles ou événements dans des espaces urbains.
Dans les anciens chantiers navals de Nantes des machines anciennes sont créées et assemblées : à partir de beaucoup de récupération pour la mécanique, dans un design évoquant Jules Vernes, elles sont présentées au public avant-même leur installation dans un carrousel, prévue en 2009.
L'aspect mécanique n'est pas occulté, mais fait partie du design - assez rétro - des machines. Les pièces en bois sont finement travaillées et plaquées par dessus. L'animation est très artisanale : des manettes permettent au passagers d'actionner les tentacules ou les nageoires du calmar géant ou de la raie Manta etc.
C'est vraiment une étrange entreprise, qui semblent hors du temps. Les machines sont vraiment belles, dans un sens assez poetique : on s'éloigne des nouvelles technologies employées sur certaines oeuvres de l'exposition pour retourner vers un travail résolument artisanal, "fait main". J'avoue que j'ai hâte de voir ces machines sculptées implantées dans le carrousel dont nous ne voyons pour l'instant que la maquette.
L'attraction de cet été est le grand éléphant : 12 mètres de haut , 44 tonnes, il emmène des passagers dans ses flancs, se déplace, barrit, et souffle de l'eau avec sa trompe. L'aspect machinerie/fonctionnement n'est pas caché, ce qui n'altère en rien l'effet obtenu.
L'aspect mécanique et artistico/artisanal de la sculpture sont symbiotiques, contrairement à l'oeuvre de "l'Hotel de Nantes" (Tatzu Nishi). Bref une entreprise qui m'a franchement emballé !
Voici l'adresse du site : http://www.lesmachines-nantes.fr/index.html
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Estuaire Rezé-Trentemoult : Julius Popp - "Bit.Fall"

Tout d'abord il faut bien dire que le lieu est bien choisi : Trentemoult est un petit bled juste en face de Nantes, il suffit de traverser la Seine en bateau pour s'y rendre. C'est un ancien village de pêcheurs assez rigolo, plein de petites ruelles, et les maisons sont peintes de toutes les couleurs. Très fun.
Plus sérieusement maintenant : l'oeuvre !
Une cascade d'eau transformée en écran : les gouttes d'eau forment des mots, qui naissent et disparaissent instantanément. L'oeuvre est reliée à Internet, et les mots sont littéralement "pêchés" sur la toile. Franchement impressionnant là encore d'un point de vue technologique, et intéressant au niveau du sens : à notre époque de vitesse, de renouvellement, de consommation frénétique, d'échanges rapides : l'oeuvre est liée à la toile invisible qui relie tous les pays et lui fournit sa matière première : les mots.
A peine ceux-ci apparaissent-ils et sont-ils lus qu'ils disparaissent pour être remplacés par d'autres, et ce de façon constante.
Très impressionnant vraiment…
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Bon maintenant à propos de cette oeuvre, ou celle de MacIntosh, l'aspect technologique est primordial, et l'aspect financement/coût également… alors :
- L'art inextricablement lié à une technique moderne ?
- L'art dépendant des technologies modernes ?
- Et donc l'art dépendant/détenteur d'un sacré savoir-faire technologique non ?
On reviendrait donc d'une autre façon au sacro-saint savoir-faire de l'artiste, qui le définissait comme tel il y bien longtemps, avant de devenir péjoratif (l'obstacle à abattre). Ce savoir-faire ne repointerait-il pas le bout de son nez par le biais des nouvelles technologies, utilisées par certains artistes ?
Parce si réaliser une sculpture classique, un dessin ou une peinture figurative n'est pas à la portée de tout le monde, quelque chose me dit que coder une oeuvre de façon à ce qu'elle remplace les pixels par des gouttes d'eau n'est pas dans les compétences :
- de ma grand-mère
- de mes petits-neveux
- de la ménagère de plus ou moins de 50 ans
- de tous les participants de ce blog.

N'oublions pas la lourdeur de la mise en place de telles oeuvres… le jeune artiste suant sang et eau dans son atelier peut aller se rhabiller… ou plutôt il peut aller se pomponner pour trouver partenaires et sponsors ! Alors évidemment il reste l'idée de l'oeuvre, propriété de l'artiste. Bon l'artiste est alors celui a l'idée et qui trouve les bons partenaires… il se cantonne au concept (comme les conceptuels) et délègue le savoir-faire qui n'est donc plus associé à l'artiste ?!

Alors là moi je dis qu'il y a matière à débat mmmh qu'en pensez-vous cher Antoine ?

Christophe

Par Christophe
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