“Black Book“ de Paul Verhoeven
ou "home sweet home"
Curieux parcours que celui de Paul Verhoeven, surnommé en son temps "le hollandais violent" (par la rédaction de Starfix ?)
- Début de carrière aux pays-bas avec des films remarqués pour leur caractère provocateur ("turkish delices", "le quatrième homme"), il finit par s'expatrier à Hollywood pour commencer (ou presque) une 2ème carrière. Il connait de gros succès en se coulant - mais pas tout à fait - dans le moule hollywoodien :
- son "Robocop" est bourrin et violent, mais plus futé sous certains angles que la production courante d'anticipation (souvenez-vous que même Patrice Hamel le cite !)
- son "Total recall" est visuellement raté, et Schwarzennegger peut-être pas le meilleur choix pour le rôle principal, mais le film présente plus d'ambtion narrative et scénaristique que la moyenne courante des films de SF
- "basic instinct" fait scandale, mais tient la route
- "starship troopers" est étonnant : critique à peine voilée de la première guerre du golfe, de l'impérialisme américain et de CNN, il semble impossible aujourd'hui qu'un blockbuster de cette ampleur et de cette acidiité voit le jour.
Après un honorable "hollow man, Paul Verhoeven retourne aux pays-bas pour tourner "black book" en 2006, sur la résistance hollandaise à la fin de la 2ème guerre mondiale.
Etonnament interprété par Carice Van Houten, Black book renoue avec une narration classique, presque rétro.
Le sujet, la narration nous ramène au cinéma américain des années 40 et 50 et sur la multitude de films tournés sur le sujet. La figure de l'héroîne traversant toutes ces épreuves, ces deuils, ces combats, pour finalement survivre et se souvenir semble très atypique dans le cinéma "sérieux" d'aujourd'hui.
Certaines scènes, plus crues et réalistes, comme le moment où Rachel se teint intégralement en blonde, ou encore lorsqu'elle s'écroule sous une avalanche d'immondisces, nous ramène au cinéma d'aujourd'hui : plus cru et plus actuel.
Il est étonnant de voir Verhoven revenir finalement à ce sujet plus "classique", le mettre en scène de façon si simple (par rapport à son expérience hollywoodienne) et s'en tirer si bien.
"Black Book" est probablement le film le classique de Verhoeven (formellement en tout cas) et à mon avis un de ses plus réussis, comme si son retour aux pays-bas lui avait insufflé une certaine rigueur. Il va être intéressant de voir comment son cinéma va maintenéant évoluer…
Christophe
Curieux parcours que celui de Paul Verhoeven, surnommé en son temps "le hollandais violent" (par la rédaction de Starfix ?)
- Début de carrière aux pays-bas avec des films remarqués pour leur caractère provocateur ("turkish delices", "le quatrième homme"), il finit par s'expatrier à Hollywood pour commencer (ou presque) une 2ème carrière. Il connait de gros succès en se coulant - mais pas tout à fait - dans le moule hollywoodien :
- son "Robocop" est bourrin et violent, mais plus futé sous certains angles que la production courante d'anticipation (souvenez-vous que même Patrice Hamel le cite !)
- son "Total recall" est visuellement raté, et Schwarzennegger peut-être pas le meilleur choix pour le rôle principal, mais le film présente plus d'ambtion narrative et scénaristique que la moyenne courante des films de SF
- "basic instinct" fait scandale, mais tient la route
- "starship troopers" est étonnant : critique à peine voilée de la première guerre du golfe, de l'impérialisme américain et de CNN, il semble impossible aujourd'hui qu'un blockbuster de cette ampleur et de cette acidiité voit le jour.
Après un honorable "hollow man, Paul Verhoeven retourne aux pays-bas pour tourner "black book" en 2006, sur la résistance hollandaise à la fin de la 2ème guerre mondiale.
Etonnament interprété par Carice Van Houten, Black book renoue avec une narration classique, presque rétro.
Le sujet, la narration nous ramène au cinéma américain des années 40 et 50 et sur la multitude de films tournés sur le sujet. La figure de l'héroîne traversant toutes ces épreuves, ces deuils, ces combats, pour finalement survivre et se souvenir semble très atypique dans le cinéma "sérieux" d'aujourd'hui.
Certaines scènes, plus crues et réalistes, comme le moment où Rachel se teint intégralement en blonde, ou encore lorsqu'elle s'écroule sous une avalanche d'immondisces, nous ramène au cinéma d'aujourd'hui : plus cru et plus actuel.
Il est étonnant de voir Verhoven revenir finalement à ce sujet plus "classique", le mettre en scène de façon si simple (par rapport à son expérience hollywoodienne) et s'en tirer si bien.
"Black Book" est probablement le film le classique de Verhoeven (formellement en tout cas) et à mon avis un de ses plus réussis, comme si son retour aux pays-bas lui avait insufflé une certaine rigueur. Il va être intéressant de voir comment son cinéma va maintenéant évoluer…
Christophe
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